Le dictionnaire
Lexicographie=> domaine qui a pour but de confectionner des dictionnaires
(Certains l’appellent la science des mots)
Il existe plusieurs types de dictionnaires: bilingues, monolingues...
Le dictionnaire peut être extensif (lorsqu’il s’agit de tous les mots d’une langue, exemple: les dictionnaires généraux)
Ou bien intensif (par exemple, les dictionnaires techniques ou scientifiques, juridique, tourisme).
Dictionnaire des choses (aussi monolingue)
Dictionnaire des mots (général-normal)
Des entrées: mots qui apparaissent dans un dictionnaire.
Les articles.
-Orthographe
-Prononciation
-Catégorie grammaticale
-L’origine étymologique
-La définition
-Les emplois
-Les expressions types
Présentation polysémique (plusieurs sens, exemple: faire)
Homonymes (par exemple: le cas de livre)
Dictionnaire=> Définitions
Morphosémantique=> définition relationnelle (c’est-à-dire, l’information du mot qui permet de faire le lien entre la signification et la formation, exemple: la base et les affixes)
Définition par inclusion (définition substantielle)
Il s’agit de designer la classe générale à laquelle appartienne le mot définie et de spécifier ce qui le distingue des autres sous classes. => fille => personne de sexe féminine (catégorie grammaticale-genre bien marqué).
La définition par opposition (le cas des antonymes)
Relations lexicales
-Synonymie: il s’agit d’un sens semblable
-Antonymie: relation de deux termes de sens contraire
-Homonymie: un même signifiant, mais avec des différents signifiés
-Homophonie: la même prononciation
-Homographie: une identique graphie
-La polysémie: l’acception des mots (exemple: défenseur)
-La monosémie: un mot, une seule signification (traduction directe)
-Paronymie: il s’agit des mots qui ont signifiés différents, mais qui se ressemblent un peu, exemples:
Collision//collusion
Percepteur//précepteur
Traduction (notes de classe 21-08-09)
Les théories prescriptives
-Ce sont des théories construites à partir des remarques d’un traducteur-auteur
-Elles défendent une argumentation qui prône l’élégance
Les précurseurs
-Cicéron (Discours de Démosthène et d’Eschine)
-Saint Jérôme (traducteur de la Bible –la vulgate latine-)
Il ne s’agissait pas de traduire mot à mot, mais l’idée pour transmettre le savoir aux autres (le cas de Cicéron)
Dans le cas de St-Jérôme, il s’agissait de textes religieux «mot à mot», les profanes étaient pour la traduction libre… L’idée était de conserver les mystères.
Traduction sens pour sens et idée avec une idée
Saint Jérôme convaincre d’instruire et polémiquer le public auquel il s’adresse
Moyen Age et Renaissance
Etienne Dolet
-Comprendre le sens du texte
-Connaître parfaitement, aussi bien, la langue originale et la langue dans laquelle on va traduire
-Ne pas rendre l’original mot à mot
Français-Espagnol => en fait, les idées sont claires
La Renaissance=> grec et latin
On essayait d’éviter le néologisme, il valait mieux d’utiliser les éléments de la langue française.
Joachim du Bellay: «Défense et illustration de la langue française»
-Traduire est une activité à laquelle on s’adonne quand l’aspiration lui manque.
-Théorie de la traduction
-Des auteurs, ils n’ont pas traduit, ils évitent les éléments grecs, latins et italiens
-L’Imitation et le style
Lemaistre (le siècle classique)
-Être fidèle
-Imiter le style de l’auteur
-Éviter les allitérations cacophoniques
-Organiser la matière en nombre de cinq, sept ou parfois huit syllabes
-Il fallait couper les périodes trop longues en plusieurs membres
Facile à lire
Littérale=> mot à mot
Lemaistre => Lemaître
Son propre style mais respecter le texte original
Poésie=> vers
=>périodes longs
Combinaison
-Prescriptive
-Descriptive
-Proscriptive

Les théories descriptives
Elles cherchent à faire une description des procédés de la traduction.
Les précurseurs
-Saint Augustin
Le signe: significatio et sonus
1) On ne peut pas connaître le mot sans avoir une expérience directe de ce qu’il signifie
L’arbitraire=> cela dépend de chaque culture
2) Plusieurs signifiants peuvent avoir un seul signifié (synonymie)
3) Plusieurs signifiés peuvent être représentés par un seul signifiant (polysémie)
Un mot, plusieurs significations (cela pose de difficultés, une traduction erronée)
Chateaubriand
-Description des procédés
-Respecter le sens du texte original
Littéral
Poème épique
Anglais Milton
-Calque
-Création de néologismes
-Respecter les mots courants, communs et «horribles» (pas d’élégance)
-Respecter les différents registres de langue
Chateaubriand critiquait les traducteurs de la Pléiade
Pluriel=>singulier
Adjectif=>substantif
Respect du texte original
Mézirac (Claude-Gaspard Bachelet)
Le traducteur ne doit rien ajouter à ce que dit son auteur (pas de commentaires) c’est-à-dire, le traducteur ne doit rapporter aucun changement qui puisse altérer le sens.
Liste de procédés qu’il critiquait
-Additions> ajouter
-Omissions> ne pas respecter le texte original
-Erreurs de sens> liberté
-Erreurs d’interprétation> liberté
Urban (Wilbur Marshal Urban)
Les questions de traductibilité et d’intraductibilité
Philosophe américain de la langue, le premier auteur qui a donné la notion de ce qui est admissible ou non en traduction.
Esquimaux => beaucoup de notions concernant la neige
Il aura surement de choses intraduisibles
Un autre exemple: bribri (langue autochtone d’une communauté indigène du Costa Rica) envers le français
Pour donner une équivalence, il faut avoir clair la notion d’univers linguistiques.
Toutes les langues ont des choses communes, c’est-à-dire, on trouve certaines notions qui sont communes dans toutes les langues:
-au moins 2 voyelles, une ouverte et une fermé
-une action, c’est-à-dire, la notion du verbe
-Sujet, verbe et complément
-morphologie => en général
Flexions=> suffixes
Langue agglutinante=> turc
Langue isolante=> chinois (base)
Langue flexionnelle=>espagnol, français (morphème, plusieurs fonctions, suffixe après flexion) exemple: chanteurs
Chant = base
eur=suffice
s=flexion
Vinay et Darbelnet (Canadiens)
-L’emprunt: corrida (en français)
-Le calque: gratte-ciel
-La traduction mot à mot (littérale)
-La transposition: changer la catégorie grammaticale
-La modulation: changement du point de vue
-L’équivalence: interjections, dictons et expressions figés
-L’adaptation: surtout les titres
Roman Jakobson
Les fonctions du langage:
-Traduction intralinguale: un mot à travers de la même langue, traduction à l’intérieur d’une même langue
-Traduction interlinguale: c’est la traduction proprement dite, on interpréte les signes linguistiques à travers une autre langue: chien <=> perro
-Traduction intersémiotique: signe linguistique au moyen de signes non linguistiques (culturelle)
Jean René Ladmiral
La traductologie comme une science
Texte source/ texte cible
«Source» = «texte original/ texte de départ»
Point central de la Théorie descriptive
La théorie du polysystème
Even-Zohar et Gidean Toury (Israéliens Université de Tel-Aviv)
«La traduction comme recteur d’interférences entre les différentes cultures»
-Tous les domaines de l’activité humaine comme des systèmes
-Le grand système s’appelle polysystème (le polysystème est le vecteur interférence entre les différentes cultures)
Figure 1. Polysystème
Le rôle de la traduction. Pour eux, la traduction est divisée en plusieurs strates, ces strates entrent toujours en conflit.
Strates (position) :
-Centrale->pour contribuer à la formation d’une culture et l’enrichir
-Périphérique->ne donne pas des interférences dans la traduction d’un texte.
Tradition central
Europe=> Amérique Latine
Littérature française=>littérature russe
La notion d’interférence
1) Consommateur (lecteur, destinataire)
-les littératures ne sont jamais en situation de non-interférence
-L’interférence est dans la plupart des cas unilatérale
2) Institution (contexte)
-Institutions sociales, mass-médias
Explications
-Toute la littérature va prendre les influences d’une autre littérature
-L’interférence se fait même si la langue source ignore la langue d’arrivée
Exemple:
Littérature française => littérature russe ( A->B)
-Les niveaux social, économique, politique, scientifique et autres vont influer seulement la partie littéraire.
-L’interférence littéraire n’est pas nécessairement liée à d’autres interférences sur d’autres niveaux entre les communautés
3) Producteur (émetteur, écrivain)
Personne qui écrit le texte original
4) Marché (contact-canal)
Toutes les personnes qui achètent le texte
5) Répertoire (code)
Règles qui gouvernent une langue
6) Produit (message)
Résultat
Conditions pour l’émergence de l’inférence
-Des contacts entre 2 cultures
-Le prestige
-Le pouvoir (colonialisme)
-Le besoin (une littérature pauvre va prendre les caractéristiques d’une autre littérature)
Polysystème=> on ne voit plus la traduction comme un passage linguistique, mais comme un domaine complet dans tous les domaines.
Efim Etkind (descriptive => prospective)
(Pour la traduction de poésies)
1) La traduction-information
Donne au lecteur une idée générale du texte original
2) La traduction-interprétation
Combine la traduction avec la paraphrase et l’analyse: on donne des explications (commentaires)
3) La traduction-allusion
On traduit une partie du poème
1ère strophe la rime et le sens
2ème et les autres, on ne respecte pas, c’est une traduction rapide
4) La traduction-approximation
Le traducteur dit qu’il est incapable de faire la traduction, il propose une traduction générale (pour éviter les critiques)
5) La traduction-recréation
On récré l’ensemble en conservant le sens et la rime du texte original ainsi que les images
6) La traduction-imitation
Il s’agit d’une source d’inspiration pour créer un autre poème, on ne va pas respecter le texte original.

Traduction (notes de classe 24-09-09)
Les théories prospectives
Elles sont connues sous le nom de théories programmatiques
-Cette théorie considère la traduction comme une œuvre artistique et ouverte
-Cela correspond aux positions des auteurs modernes (XIXème et XXe siècles)
On retrouve 2 tendances:
-Le courant néo-littéraliste
-Le courant T-R (de la traduction - recréation)
Le courant littéraliste (Walter Benjamin)
-Il faut qu’il y ait un rapport entre la traduction et l’original
-Il faut que le traducteur respecte le document original au moment de faire la traduction
-La visée de la langue (quel est l’objectif de la langue)
-La visée (la dénotation)
-Le mode de visé=>la connotation
Les langues sont différentes, chaque langue représente à sa manière sa vision de monde
Visé=>les cultures représentent le même référent de différentes façons
# 13 => dénotation
Mode de visé: connotation représente pour occident une chose négative, mais pour l’orient c’est une chose qui porte du bonheur
Le problème c’est comment conserver le sens.
Les théories prospectives visent la traduction de la poésie
-Le courant de la traduction recréation
León Robel (poésie russe)
-La traduction représente tout le processus de la connaissance humaine (la traduction reprend tous les domaines de la connaissance humaine)
-La traduction présuppose une opération de traduction interne (intralingual d’abord, ensuite extralingual)
-La polysémie du texte doit être manifestée par la pluralité des traductions
Il n’y a pas une seule traduction mais, multiples traductions.
Texte original=> traduction 1, traduction 2, traduction 3….
Traduction ouverte: qui puisse s’adapter au long de l’histoire
Polysémie=> tous les domaines, tous les changements.
Octavio Paz, traduction recréation
4 points
-Le rapport entre langage et traduction, pour lui le langage n’est pas un phénomène universel puisqu’il se manifeste sous formes de différents langues…le langage a besoin de la traduction
-L’aspect littéraire de la traduction. La traduction n’est jamais quelque chose qui est exact au texte original, il y a toujours de choses qui disparaissent
On respecte la forme ou le sens, perte d’information
-Le rapport entre traduction poétique et création littéraire. Traduction comme une œuvre d’art qui sert à récréer un autre texte avec les outils de sa langue, la rendre belle et qui soit utile.
Il la considère comme une espèce d’art. Ce n’est pas seulement un changement linguistique.
-Récréer cette manifestation artistique dans la traduction. Respecter l’intention du texte original et récréer la partie artistique.
Transformation et récréation
-La traduction comme point interculturel.
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Última edición: lunes 28 de septiembre del 2009
Notes de classe. LM-2481. Traduction
Fernando Alejandro León Avelar
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o contácteme a: fernando.leonavelar@ucr.ac.cr














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