
À la recherche du plan,
comment développer un plan à l’écrit ?…
Par: Fernando Alejandro León Avelar
La controverse autour du fait d’avoir ou de ne pas avoir un plan préconçu peut-être attenue si on considère qu’en fait, même si le plan n’existe pas physiquement sur une feuille, l’écrivain arrive à structurer sa pensée avant de se mettre à écrire; si on veut être un peu plus explicite, on pourrait même dire que les idées ont un certain ordre dans le cerveau et souvent on sait déjà ce qu’on veut écrite et comment on veut communiquer à autrui.
Trois groupes d’individus sont distingués concernant le plan: premièrement, ceux qui disent ne pas avoir un plan ou ceux qui ont un peu de plan comme c’est le cas de Jean Marie Gustave Le Clézio; notamment, celle-ci reste une tendance de caractère quasi-automatique et parfois assimilée au surréalisme.
Deuxièmement, dans le cas de ceux qui font leur plan «a posteriori» on peut reconnaître que si l’analogie: «Dieu c’est à l’Architecte de l’Univers», tandis que «l’écrivain c’est à l’architecte de son texte» reste vraie, dans la vie réelle on ne distinguera point d’édifice bâti sans une planification dite «en avance». Pourquoi, à l’écrit, certains avouent qu’on pourrait le faire? Ce qui reste vrai est que le fait de ne pas avoir un plan oblige de manière néfaste et lourde à plusieurs reprises et modifications, de façon telle que le premier brouillon serait loin de l’ouvrage finale et on devra travailler davantage le texte.
En plus, si un plan est conçu pour faciliter l’édification de l’écrit, cette notion de plan dit: «a posteriori» permet de constater la contradiction envers le discours de la méthode énoncée par Descartes. Voyons la maxime en latin: «Cogito ergo sum» (en français, «je pense donc je existe»), elle a un ordre dans les actions, d’abord: «je pense», ensuite «j’existe»…elle symbolise la pensé même! Du point de vue cartésien que le plan: «a posteriori» suggère l’idée de «j’existe donc je pense», ce qu’est bien différent, même si on insiste sur négliger ce point.
En autre, pour ceux qui font un plan précis, il s’agit simplement d’énoncer clairement les idées puisqu’elles ont été conçues avec une méthode. Une certaine pratique déterminée, si l’on veut, par l’application pure, rigoureuse et scientifique à l’heure de concevoir et ordonner la structure de leur pensée et leur texte.
De cette façon, l’écrit se présente comme une compétence communicative où l’on met en évidence l’obligation de réfléchir avant d’écrire, obligation très liée à une fonction sociale caractérisée par l’action des infinitifs propres du champ communicatif, comme c’est le cas de: informer, expliquer, défendre, réclamer, justifier, persuader et demander qui en sont la preuve. C’est-à-dire, «écrire» est «communiquer».
Il faut le dire, on n’apprend pas à écrire par télépathie…au contraire, comme l’établit le dicton: «c’est en forgeant qu’on devient forgeron». En effet, c’est en exerçant l’activité qu’on arrive à la perfectionner. Le fait de savoir que l’élection d’un titre est significative est aussi importante, mais sans la pratique on n’arrivera pas à pouvoir écrire, il faut d’abord s’exercer.
Concernant l’élection d’un plan déterminé, il dépend dans une grande mesure, du type de texte qu’on veut produire…mais l’inéluctable est, comme Descartes lui a établie, d’avoir une méthode pour écrire avec clarté.
Particulièrement, il est bien de créer ce qu’on appelle en anglais un «brainstorm», ce qui permet d’avoir une notion plus exacte de ce qu’on veut dire. Il est important de savoir quel est notre point de départ et quelle sera l’idée cible; il faut donner en plus, tous les éléments pour que le texte soit capable de s’expliquer pour lui-même et se défendre, si c’est le cas.
Dans cette conception, il s’agit aussi de créer un texte vivant, intéressant et clair, même si c’est le cas d’un écrit utilitaire. Selon mon expérience personnelle, parfois le plan est précédé d’un petit dessin dans un coin de la feuille…bien sûr, c’est une constatation complètement subjective…mais je trouve que c’est plus facile d’enchaîner les idées.
Finalement, si on doit choisir un plan spécifique, dans mon cas, je préfère la pyramide inversée qu’on nous apprend en communication collective (pour ceux qui suivons la filière de journalisme), cette technique reste un moyen effectif pour communiquer avec méthode; on nous montre comment répondre aux dites «W-Questions» de l’anglais, c’est- à-dire «WHO-WHY-WHAT-WHOM-WHOSE-WHICH-WHERE et WHEN», dont certaines portent sur le lieu, la personne, la cause... c’est peut-être un procédé très lie au journalisme, mais on nous rappelle souvent d’apporter même le nom du chien et sa date de naissance si c’est le cas ayant pour but maîtriser l’information complète.

Sources: • Lionel Bellenger «L’expression écrite» Chapitre IV [pages 95-124]
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Última edición: lunes 28 de septiembre del 2009
À la recherche du plan, comment développer un plan à l’écrit ?…
Fernando Alejandro León Avelar
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